Monténégro à vélo : une nature époustouflante & Kotor, patrimoine UNESCO

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27/01/2017 – Me voilà déjà au Monténégro. Les pays d’Europe sont décidément rapides à traverser ! Et le Monténégro ne sera pas l’exception puisque je n’y passerai qu’une nuit et deux jours. Deux jours intenses car le pays offre des paysages à couper le souffle…

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Les beaux paysages se méritent

Lorsque j’entre au Monténégro, le jour commence déjà à baisser. Nous sommes en plein milieu de l’hiver et malgré que le soleil et la douceur soient de retour, les journées restent courtes. En entrant dans le pays, j’attaque directement pas de la grimpette sur une petite route de campagne. Presque pas de trafic mais je transpire. Après une heure de montée, j’arrive enfin au sommet de la colline et commence à redescendre tout ce que j’ai monté auparavant. Autant que je m’y habitue maintenant. J’aurai ce type de routes montagneuses jusqu’à la moitié de la côte Croate.
Le point positif est que les paysages sont sublimes du haut de la colline. Et en arrivant au sommet, j’ai une vue panoramique sur toute la vallée, accompagné d’un chaleureux coucher de soleil. Que demander de plus?

Best camping spot ever****

Je ne peux pas rester à contempler le coucher de soleil. Je dois trouver un endroit où dormir. Ce soir, je veux essayer de frapper aux portes. Cela fait très longtemps que j’ai perdu cette habitude de demander l’hospitalité. Mon voyage perd un peu de son sens puisque je fais beaucoup moins de rencontres et sans rencontre, il est plus difficile de comprendre la culture locale.
La côte est très touristique et beaucoup de maisons sont fermées en hiver. Je m’éloigne rapidement des zones habitées et arrive dans une sorte de réserve naturelle. Je sens que ce n’est pas encore ce soir que je vais frapper aux portes. Mais j’aperçois sur ma gauche, un bois de pins surplombant la falaise. Juste au dessus de la falaise se dresse les ruines d’une très vieille église. L’endroit rêvé pour camper. Je m’enfonce dans le bois en me dirigeant vers la falaise lorsque je croise un groupe de 3 cyclistes en VTT. Je leur demande s’il n’y a pas de danger à camper dans le bois et ils me confirment qu’il n’y a aucun danger, en particulier à cette période de l’année. Je ne serai pas embêté pas d’éventuels touristes. Parfait. L’un des cyclistes a étudié à Marseille et parle un très bon français. Je lui raconte mon périple et il m’offre des fruits secs qu’il avait emporté pour leur trip de 3 jours. Le lendemain ils iront à Kotor et ils me proposent de les retrouver là-bas. Nous échangeons nos numéros.

Je repère un ancien foyer de feu de camp préparé par de précédents campeurs et décident de planter ma tente à côté ; entre le feu et la falaise.
Après avoir planté ma tente, j’allume un feu avec tous le bois sec qui m’entoure et quelques déchets, idéal pour allumer un feu. Mais expert pyromane que je suis, je ne me suis pas aperçu que le très léger vent pousse les flammes et les fumées vers ma tente située à moins d’un mètre. Je m’empresse de recouvrir la tente d’une bâche pour éviter que des escarbilles viennent percer ou enflammer ma tente en y atterrissant.
Un peu plus tard alors que je cuisinais, je vois un second feu à côté du feu de camp. Tout simplement ma housse de popote qui a pris feu en étant trop près du feu principal. Je secoue la housse pour l’éteindre mais le tissu synthétique coule sur mon manteau et mes sacoches en les brûlants légèrement. Mon premier feu de camp est une vraie aventure !

Puisqu’il fait nuit, que j’ai fini de manger mais qu’il est encore tôt pour dormir, je m’offre une soirée photo pose longue et light painting.

 

Kotor: patrimoine de l’UNESCO et belle surprise sur la route

Au réveil, il fait toujours beau et la vue est splendide. De ma tente, perché sur la falaise, j’aperçois la baie et les eaux turquoises! Après le petit-déjeuner, je plis ma tente et reprends la route. Aujourd’hui, j’aurai deux alternatives : prendre la route principale et un bateau-traversier pour traverser la baie de Kotor, ou faire un rallongie de 40 km pour longer la longue boucle que forme la baie de Kotor. Je n’ai aucune idée du prix du traversier et je n’ai pas échangé de monnaie locale si bien que je n’ai que des dollars en poche. J’opte donc pour la deuxième alternative : faire 40 km supplémentaires en faisant la boucle de la baie de Kotor.

Et quel bon choix ! Je grimpe puis traverse un tunnel. Jusque-là, rien de bien intéressant. Puis 2 km après la sortie du tunnel, j’aperçois un port avec de luxueux yachts amarrés au quai. De l’autre côté, une fortification du moyen-âge encerclant le centre historique de la ville. Vu de l’extérieur, c’est splendide et je décide de m’arrêter pour prendre quelques photos. Il aurait été dommage de ne pas jeter un coup d’œil à l’intérieur. En trouvant une porte d’entrée à travers le mur d’enceinte, je lis sur une plaque « patrimoine international de l’UNESCO ». Rien que ça, et dire que je n’avais même pas repéré cette ville sur mon parcours…

La ville est superbe dans ses murs. Les rues sont étroites et les bâtiments anciens. De superbes églises se dressent sur chaque place de la ville et on aperçoit la montagne qui surplombe la ville. Absolument magnifique et magique. C’est étonnant que ce lieu ne soit pas plus connu car c’est un des lieux les plus extraordinaires que j’ai visité en Europe jusqu’à présent.

Tout comme la cité moyenâgeuse, l’environnement qui l’entoure est magnifique. Pas de presqu’île, à Kotor, il serait plus juste de parler de presque-lac. Le périmètre de la baie s’étend sur plus de 50 km et une étroite anse relie le « lac » à la mer. Le « lac » est entouré de montagnes. Coupé par les montagnes, le vent ne trouble pas le calme plat du lac. Les sommets et le ciel se réfléchissent à la surface du lac comme sur un miroir.

Malheureusement, je ne peux pas m’attarder plus longtemps car la nuit tombe et j’ai encore 40 km à parcourir ainsi qu’une frontière à traverser pour rejoindre mon host Warmshower en Croatie. Je pensais avoir passée les plus fortes dénivelées. En réalité, le poste frontière se situe sur un col et je dois pédaler de nuit et sans lumière arrière puisque les câbles ont été rongés par le sel déposé sur les routes enneigées.

Je finis malgré tout par atteindre la frontière Croate : me voici définitivement en UE ! De l’autre côté de la frontière une mauvaise surprise m’attendra… Mais je vous raconterai la suite dans le prochain article !

 

A bientôt côté Croate !

Suivre Pierre-Ad:

Pierre-Adrien Mongin est un jeune diplômé de Montpellier Business School. Il a décidé de consacrer une année de sa vie pour découvrir le monde et ses habitants à vélo. Parti de Bangkok en février 2016, il a rejoint Paris à vélo ler 1er Avril 2017 ! Un voyage merveilleux au fil des rencontres... Il est maintenant à la recherche d'une mission dans le marketing en tant que chef de produit ou chef de projet marketing digital. Aidez-le à continuer son rêve !

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